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Qui sommes-nous ?

BRIK&JAMES est un dispositif unique en France, porté par la Maison des Adolescents de Strasbourg, qui accompagne les jeunes de 11 à 29 ans en refus scolaire, en décrochage ou en situation de N.E.E.T.1 résidants dans le Bas-Rhin (67). À travers un accueil à bas seuil, des médiations sociales, artistiques, artisanales, culturelles et sportives en petits collectifs, ainsi qu’un suivi individualisé incluant la dimension familiale, il offre un espace sécurisant et innovant pour se remobiliser à son rythme, hors des cadres traditionnels.

BRIK&JAMES, c’est bien plus qu’un dispositif : c’est un espace de transition pour les jeunes de 11 à 29 ans qui ne trouvent plus leur place dans les systèmes scolaires ou professionnels classiques. Qu’il s’agisse de refus scolaire anxieux, de phobie scolaire, de décrochage, d’absence de formation, d’accidents de parcours, d’anxiété sociale ou d’autres formes d’empêchements sociaux ou socioprofessionnels, BRIK&JAMES propose un accompagnement sur mesure, combinant activités collectives (art, culture, sport) et suivi individualisé, au sein d’un cadre sécurisé et innovant. Son éthique médico-sociale et artistique, centrée sur l’humain, en fait une réponse unique pour redonner confiance et autonomie, en intégrant pleinement l’environnement (familial, social).

BRIK&JAMES se distingue par son modèle inédit, mêlant médico-social et artistique, conçu pour les jeunes en rupture (refus scolaire, NEET, sans emploi, ni stage, ni formation). En combinant accueil à bas seuil, médiations variées et accompagnement personnalisé, il permet à chacun de retrouver une aisance dans la société, à travers des activités adaptées et un cadre bienveillant. Un dispositif qui prend le temps d’écouter, pour mieux remobiliser. Il se compose de deux groupes : Brik’jeunes, pour les 11 à 18 ans et JAMES – Jeunes Avenir Monde Expérience Solidarité, pour les 18 à 29 ans.

Financements

BRIK&JAMES est co-financé par le Fonds Social Européen, la Ville et l’Eurométropole de Strasbourg, la Caisse aux Allocations Familiales.

La Maison des Adolescents a pu bénéficier d’une aide de financement d’un montant de 489 090,84€ dans le cadre du Fonds Social Européen. Le coût total de l’opération s’élève à 815 151,40€

Le dispositif FSE nous a permis de déployer nos actions auprès des jeunes en décrochage, en refus scolaire anxieux et NEET.

Les travaux dans les locaux, BRIK’ados, ont été soutenus par la Région Grand Est et la Fondation des Hôpitaux.

Ce projet a bénéficié d’un soutien de la Fondation des Hôpitaux à travers son « appel à manifestation d’intérêt (AMI) MDA 2024 La mesure d’impact en cours est possible grâce à ce soutien.

Ponctuellement, le dispositif a bénéficié du soutien de mécènes : le Fonds de Dotation Imagin’Act, le Rotary Club Strasbourg Nord, notamment. 

Nous remercions l’ensemble des financeurs et partenaires permettant au projet de se développer !

Un lieu atypique pour des jeunes singuliers : BRIK’ados

Situé au sein du quartier de la Plaine des Bouchers à Strasbourg, BRIK’ados est un lieu atypique où les jeunes peuvent venir bénéficier de nos ateliers et de notre accompagnement.

Au sein de la travée M du bâtiment Junkers, BRIK’ados est constitué de deux espaces d’ateliers, d’un bureau d’entretien et d’un espace à vivre. La travée communique avec la travée voisine, occupée par le collectif d’artistes partenaires M33. Certains éléments sont mutualisés : studio photo et vidéo, espace de restitution et espace de stockage.

Les différents groupes

BRIK'jeunes

11 à 18 ans

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Brik’Jeunes : accueille 12 jeunes de 11 à 18 ans en file active, en refus scolaire anxieux ou en décrochage (à partir de 16 ans) habitants le Bas-Rhin. L’accompagnement proposé alterne entre activités de remobilisation en petits collectifs (ateliers artistiques, culturels, sportifs, associatifs, artisanaux) et accompagnement individuel. Chaque jeune a un·e référent·e de parcours qui est son interlocuteur, interlocutrice privilégié·e. L’accompagnement s’adapte aux besoins et aux possibilités de chaque jeune.

Pour les mineurs, un travail avec les familles est développé : visite à domicile, entretiens familiaux, groupe de parole mensuel destiné aux parents ; sont autant d’éléments servant à prendre la mesure de la situation et à accompagner au plus près des besoins et capacités des jeunes.

Pour les jeunes encore inscrits dans un établissement scolaire, le lien avec l’équipe pédagogique est effectué par l’équipe de Brik&JAMES, des rencontres peuvent s’organiser et un travail en partenariat se maille.

Pour les jeunes en refus scolaire anxieux, un diagnostic est nécessaire ainsi qu’un suivi médical (pédopsychiatre, psychiatre ou médecin traitant). Le lien avec les intervenants médicaux est également effectué par l’équipe Brik&JAMES.

Si vous êtes intéressé·e, vous pouvez prendre attache avec notre secrétariat, un entretien d’accueil vous sera proposé avec deux membres de l’équipe. Ensuite, si cela vous intéresse toujours vous pourrez venir tester un ou plusieurs ateliers avant d’intégrer notre dispositif.

Nous fonctionnons sur le principe de la libre-adhésion. Chaque participant·e investit le dispositif à la hauteur de ses moyens et de ses possibilités. Ainsi, nous ne transmettons pas d’emploi du temps type, chaque accompagnement étant individualisé et évolutif.

18 à 29 ans

JAMES est un dispositif à destination de jeunes désaffiliés considérés comme NEET (Neither in Employement Education or Training). C’est un dispositif de remobilisation et de préformation afin d’accompagner les participant·e·s vers des dispositifs de droit commun : insertion, formation, parcours de soin, etc. L’effectif est de 30 participant·e·s en file active.

Comment nous contacter ?

Pour toute question concernant Brik’jeunes (11 à 18 ans), contacter notre secrétariat

Secrétariat

port. 07 64 85 91 50
mail. bke@maisondesados-strasbourg.eu

Pauline DORGLER

Coordonnatrice

port. 06 62 02 81 84
mail. pdorgler@maisondesados-strasbourg.eu

Perrine BRUAT

Référente de parcours

port. 06 65 54 86 07
mail. pbruat@maisondesados-strasbourg.eu

Bruno DUSS

Référent de parcours

port. 06 62 84 79 09
mail. bduss@maisondesados-strasbourg.eu

Valeurs : une éthique du quotidien et du « cousu main ».

1
Empouvoirement, confiance et liberté
Les échanges ont mis en avant une philosophie profondément ancrée dans l’empouvoirement et la confiance dans la capacité de chacun et chacune. Les participants soulignent l’importance de reconnaître les compétences déjà présentes, plutôt que de chercher à les créer de toutes pièces. Cette approche s’accompagne d’un attachement fort à la liberté, comprise comme la possibilité pour chacun·e — jeunes comme professionnels — de se positionner librement, d’agir selon son rythme et ses choix, dans un cadre sécurisant.

Cette liberté implique aussi de se décaler d’une posture de « sachant » pour placer les jeunes et les publics au centre des actions. Cela suppose de s’autoriser, ainsi que de leur autoriser, l’expérimentation, l’erreur et l’apprentissage par l’essai, sans pression liée à des objectifs inatteignables. L’accent est mis sur les obligations de moyens plutôt que de résultats, et sur la nécessité de travailler en pluridisciplinarité et en partenariat pour éviter l’isolement ou le syndrome du sauveur.
2
Justice, équité et éthique
Le trio justice, équité et éthique constitue un autre pilier de la réflexion collective. Ces valeurs traduisent la volonté de garantir un rapport équilibré entre les personnes, les structures et les projets, mais aussi une vigilance constante quant à la manière dont les décisions sont prises et assumées. L’éthique est envisagée comme un fil conducteur du travail au quotidien, un repère qui guide les arbitrages et les priorités. Elle inclut également une dimension politique, assumée à travers des partis pris sur le réemploi et la sobriété, en cohérence avec une vision critique du modèle capitaliste dominant.

Cette éthique passe aussi par une humilité active, notamment dans la relation aux parents et aux jeunes, pour déconstruire les attentes de performance immédiate ou de réussite mesurable. Il s’agit de promouvoir une culture de l’essai et de la progressivité, en refusant les comparaisons ou les hiérarchies de compétences (capable/incapable).
3
Accueil, inclusion et respect
La valeur d’accueil occupe une place centrale : elle renvoie à la fois à la bienveillance, à l’empathie et à la capacité d’ouvrir un espace où chacun·e se sent légitime. Cette posture d’accueil s’étend à une conception large de l’inclusion, pensée comme la reconnaissance et l’adaptation à l’unicité de chaque individu. Enfin, le respect apparaît comme le socle sur lequel reposent toutes les autres valeurs : il englobe l’écoute, l’ouverture, la reconnaissance mutuelle et la prise en compte des différences.

L’inclusion se traduit concrètement par le refus des critères normatifs (ce qui est « beau », « réussi », « talentueux »), au profit d’une attention portée à l’épanouissement individuel — ce que la personne aime, ce qu’elle est capable de faire, indépendamment des attentes extérieures. Cela implique de questionner les notions de prédestination ou de talent inné, pour valoriser l’engagement et la curiosité.
4
Authenticité, justesse et bientraitance
Les participants ont également discuté de la place de l’authenticité, questionnant sa nature : valeur ou comportement ? Elle est finalement comprise comme une justesse de posture, une manière d’être sincère dans la relation sans se départir du cadre professionnel. Cette recherche d’équilibre se prolonge dans la philosophie du care, du « prendre soin », envisagée non comme une valeur abstraite mais comme un comportement quotidien. Le soin, la bienveillance et la bientraitance sont ainsi considérés comme des formes d’action concrètes incarnant les valeurs de respect et d’inclusion.

L’authenticité inclut aussi la remise en cause des critères d’évaluation externes (plaire, performer, correspondre à des standards), pour recentrer l’attention sur les besoins et les désirs des individus, loin des jugements de valeur.
5
Robustesse plutôt que performance
Un débat nourri a porté sur la distinction entre performance et robustesse. La première, associée à la logique du « plus fort » et de la compétition, est perçue comme une dérive du modèle capitaliste contemporain. La robustesse, au contraire, valorise la capacité à faire face aux aléas, à accueillir la défaillance et à s’adapter aux fluctuations. Elle s’appuie sur une vision plus organique du développement, où la vulnérabilité et l’erreur deviennent des leviers d’apprentissage collectif.

Cette robustesse se construit en désamorçant la pression des résultats et en acceptant que les chemins soient sinueux. Elle invite à désacraliser l’idée de réussite linéaire, pour privilégier des processus ouverts et adaptatifs, où chaque étape a sa légitimité.
6
Interdépendance et écosystèmes
Les participants ont mobilisé la métaphore du vivant et des écosystèmes pour exprimer leur vision du collectif. À rebours de la « loi du plus fort », ils affirment que c’est la coopération et la complémentarité qui permettent au système de se maintenir et de se régénérer. Chaque élément — même l’échec ou la faiblesse apparente — a une fonction dans l’équilibre global. Cette approche rejoint une éthique de l’interdépendance, où l’humain s’inscrit dans un ensemble vivant dont il dépend autant qu’il le transforme.

Cette interdépendance suppose de refuser les postures de sauveur ou de héros, qui fragilisent l’équilibre collectif en créant des dépendances. Elle encourage plutôt une circulation horizontale des savoirs et des initiatives, où chacun·e contribue sans chercher à dominer ou à « sauver ».
7
Sobriété et coopération
Enfin, plusieurs interventions ont évoqué une critique de la surabondance et de la consommation immédiate : l’accès illimité aux biens et aux ressources tend à appauvrir le sens du collectif et du faire-ensemble. À l’inverse, une certaine sobriété — voire la rareté — favoriserait le coopératif, le faire avec et le faire ensemble. Cette réflexion rejoint l’idée que la créativité et la solidarité émergent davantage dans la contrainte que dans l’abondance.

La sobriété s’applique aussi aux attentes placées sur les individus (jeunes, professionnels, parents), en évitant de surcharger les projets d’objectifs quantitatifs. Elle permet de recentrer l’action sur la qualité des relations et des processus, plutôt que sur des livrables ou des validations externes.
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